Santé

Retour après arrêt maladie long : le guide des DRH en 2026

Rendez-vous de liaison, pré-reprise, visite de reprise : réussir le retour d'une salariée

Femme souriante en veste en jean, appuyée contre un bureau dans un espace de travail lumineux

Pour réussir le retour d'une salariée après un arrêt maladie long, la DRH dispose de trois leviers prévus par le Code du travail : le rendez-vous de liaison pendant l'arrêt, la visite de pré-reprise pour préparer le retour, et la visite de reprise, obligatoire après au moins 60 jours d'arrêt pour une maladie non professionnelle. Depuis le décret du 12 juin 2026, les règles de la pré-reprise et de la reprise ont évolué. Voici ce qu'il faut savoir et comment en faire un vrai moment d'accompagnement.

Ce que prévoit la loi : trois rendez-vous à ne pas confondre

Le retour après une absence pour raison de santé s'organise en plusieurs temps, avec des acteurs différents.

  • Le rendez-vous de liaison : lorsque l'arrêt dépasse 30 jours, l'employeur et la salariée peuvent organiser un échange pendant l'arrêt, avec la participation du service de prévention et de santé au travail (SPST). Il peut être demandé par l'employeur ou par la salariée, et l'employeur doit informer la salariée qu'elle peut le solliciter. Son refus ne peut entraîner aucune conséquence pour elle.

  • La visite de pré-reprise : pour un arrêt de plus de 30 jours, elle peut être demandée par la salariée, son médecin traitant, le médecin conseil de l'Assurance maladie ou le médecin du travail. Elle n'est pas obligatoire et permet d'anticiper d'éventuels aménagements de poste.

  • La visite de reprise : elle est obligatoire après un arrêt d'au moins 60 jours pour une maladie ou un accident d'origine non professionnelle. Réalisée par le médecin du travail à la demande de l'employeur, elle doit avoir lieu dans les 8 jours qui suivent la reprise.

Ce qui change avec le décret du 12 juin 2026

Le décret n° 2026-503 du 12 juin 2026 s'applique aux arrêts de travail délivrés à partir du 15 juin 2026. Deux évolutions concernent directement les équipes RH :

  • Une information de l'employeur sur la pré-reprise : le service de prévention et de santé au travail informe l'employeur de l'organisation d'une visite de pré-reprise, sauf si la salariée s'y oppose.

  • Une dispense possible de visite de reprise : si une visite de pré-reprise a eu lieu dans les 30 jours précédant le retour et que le médecin du travail a conclu qu'aucun aménagement n'était nécessaire, la visite de reprise n'est plus requise. La salariée, l'employeur ou le médecin du travail peuvent toutefois toujours la demander.

Concrètement, la pré-reprise devient un moment pivot : mieux elle est préparée, plus le retour peut être fluide.

Le rendez-vous de liaison : maintenir le lien sans s'immiscer

Ce rendez-vous a pour objet d'informer la salariée des actions de prévention de la désinsertion professionnelle dont elle peut bénéficier, de la possibilité d'une visite de pré-reprise et des mesures que le médecin du travail peut proposer. Il ne s'agit ni d'un entretien d'évaluation, ni d'un échange sur son état de santé.

Quelques bonnes pratiques pour la DRH :

  • proposer le rendez-vous par écrit, en rappelant qu'il est facultatif et sans conséquence en cas de refus ;

  • ne jamais poser de questions sur le diagnostic ou les traitements : le secret médical s'impose ;

  • préparer des informations utiles : évolutions de l'équipe, projets en cours, interlocuteurs à contacter ;

  • associer le manager direct avec l'accord de la salariée, en le briefant au préalable sur la posture à adopter.

Préparer le jour J et les semaines qui suivent

La Dreets Auvergne-Rhône-Alpes rappelle que l'employeur doit prendre en compte les préconisations du médecin du travail, et qu'associer la personne concernée à la démarche favorise la réussite du retour. Elle recommande aussi de préparer l'accueil le jour de la reprise avec l'encadrement direct et les collègues.

  1. Anticiper la visite de reprise : programmez-la dès que la date de retour est connue, pour respecter le délai de 8 jours.

  2. Mettre en œuvre les aménagements préconisés par le médecin du travail (horaires, charge, poste) et en informer le manager.

  3. Organiser un accueil : poste prêt, accès informatiques actifs, point d'équipe pour présenter les changements intervenus.

  4. Prévoir des points de suivi à quelques semaines d'intervalle pour ajuster la charge de travail et repérer les difficultés.

  5. Former les managers à accueillir un retour sans pression ni surprotection, et à orienter vers les bons interlocuteurs.

Pour toute question liée à la santé de la salariée, c'est le médecin du travail ou son médecin traitant qui est compétent : le rôle de la DRH est de créer les conditions d'un retour serein, pas de se prononcer sur le plan médical.

Comment Les Fondatrices peut vous aider

Après un épuisement professionnel ou une période de santé difficile, le retour au travail est l'un des moments de bascule où une collaboratrice peut se sentir isolée. Les Fondatrices accompagne les ETI sur ces moments clés grâce à un collectif de plus de 30 expertes (coachs, santé féminine, bien-être, communication). Le déroulé est simple : diagnostic des moments de bascule, mise en relation avec l'experte adaptée, séances confidentielles. La DRH pilote le dispositif via un tableau de bord agrégé et anonymisé, sans jamais accéder au contenu individuel des échanges. Cet accompagnement vient en complément du suivi assuré par la médecine du travail, sans s'y substituer.

En résumé

Le retour après un arrêt maladie long se prépare bien avant le jour J : rendez-vous de liaison au-delà de 30 jours d'arrêt, visite de pré-reprise pour anticiper les aménagements, visite de reprise dans les 8 jours après un arrêt d'au moins 60 jours. Avec le décret du 12 juin 2026, la pré-reprise prend encore plus de poids. Vous souhaitez structurer l'accompagnement des retours dans votre ETI ? Contactez Les Fondatrices pour en parler.

Sources

Les Fondatrices est la 1ère solution RH qui accompagne les entreprises dans la fidélisation et le développement des talents féminins.

Femme souriante en veste en jean, appuyée contre un bureau dans un espace de travail lumineux

Prêt à passer à l'action ?

Investir dans vos collaboratrices, c'est investir dans la performance durable.

Prêt à passer à l'action ?

Investir dans vos collaboratrices, c'est investir dans la performance durable.