Santé
Troubles du sommeil liés au stress : le rôle des DRH
Stress, insomnie, fatigue : comment les DRH d’ETI peuvent agir sur le sommeil des équipes

Les troubles du sommeil liés au stress ne relèvent pas seulement de la sphère privée : selon l’INRS, ils font partie des premiers symptômes du stress chronique au travail, avec des effets directs sur la concentration et la prise de décision. Pour une DRH d’ETI, agir sur l’organisation du travail, la déconnexion et l’accès à un accompagnement adapté permet de prévenir l’épuisement avant qu’il ne s’installe. Voici les repères et les leviers concrets.
Sommeil et stress au travail : ce que disent les chiffres
D’après le Baromètre de Santé publique France (édition 2024), les adultes de 18 à 79 ans déclarent dormir en moyenne 7 heures 32 minutes sur 24 heures. 21,5 % sont des « courts dormeurs » (6 heures ou moins), et un tiers des adultes se trouve en situation de plainte d’insomnie (difficultés d’endormissement ou réveils nocturnes). Les personnes âgées de 40 à 59 ans figurent parmi les plus concernées par le sommeil court : c’est précisément l’âge de nombreuses managers et cadres expérimentées.
Le lien avec la santé mentale est documenté. Selon les données de l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV) relayées par le Gouvernement, l’anxiété, le stress et la dépression sont à l’origine de plus de la moitié des insomnies, et 75 % des personnes présentant des troubles psychologiques ont aussi des troubles du sommeil. Le Gouvernement a d’ailleurs présenté, le 22 juillet 2025, une feuille de route interministérielle 2025-2026 sur la qualité du sommeil, qui prévoit notamment d’améliorer l’environnement de vie et de travail.
Pourquoi c’est un sujet RH (et pas seulement personnel)
L’INRS décrit le stress au travail comme un déséquilibre entre ce qui est demandé à une personne et les ressources dont elle dispose pour y répondre. Lorsqu’il dure, il fait apparaître en quelques semaines des symptômes physiques (dont les troubles du sommeil), émotionnels et intellectuels : perte de concentration, erreurs, oublis, difficultés à prendre des décisions. À plus long terme, le stress chronique est associé à des pathologies plus lourdes.
Pour l’entreprise, les conséquences sont tangibles :
Performance : une fatigue persistante dégrade l’attention et la qualité des décisions, en particulier dans les fonctions managériales.
Absentéisme et départs : parmi les stratégies d’évitement face au stress, l’INRS cite la demande de changement de poste et l’arrêt maladie.
Prévention : l’employeur doit évaluer les risques auxquels sont exposés les salariés ; l’INRS suggère d’intégrer au document unique les risques liés à l’hyperconnexion.
Chez les collaboratrices, les nuits écourtées coïncident souvent avec des moments de bascule : retour de maternité, prise de poste, période de forte charge mentale, préménopause. Ce sont des moments où un accompagnement ciblé fait la différence.
Cinq leviers concrets pour une DRH d’ETI
Rendre le droit à la déconnexion effectif. Dans les entreprises dotées de représentants syndicaux, il fait partie de la négociation obligatoire sur la qualité de vie au travail ; à défaut d’accord, l’employeur doit élaborer une charte après avis du CSE, avec des actions de formation et de sensibilisation. Au-delà du texte, fixez des règles simples : pas de réunion tardive, envoi différé des e-mails, pas d’attente de réponse le soir.
Intégrer le sommeil et l’hyperconnexion dans le DUERP. Profitez de sa prochaine mise à jour pour objectiver les situations à risque : pics d’activité, astreintes, déplacements, équipes internationales.
Former les managers à repérer les signaux faibles. Fatigue visible, irritabilité, erreurs inhabituelles, messages envoyés en pleine nuit : ce sont des indices à aborder avec bienveillance, sans diagnostic, en orientant vers la médecine du travail.
Agir sur la charge plutôt que sur l’individu. Le stress naît d’un déséquilibre entre demandes et ressources : revoir les priorités, les délais et les marges de manœuvre est plus efficace que des conseils d’« hygiène de sommeil » seuls.
Proposer un accompagnement confidentiel. Beaucoup de collaboratrices n’évoquent pas leurs nuits difficiles avec leur manager. Un espace tiers, confidentiel, permet d’en parler tôt, avant l’épuisement.
Important : les troubles du sommeil peuvent avoir des causes médicales variées. L’entreprise n’a pas à poser de diagnostic ; toute personne concernée doit être orientée vers son médecin traitant, la médecine du travail ou un professionnel de santé spécialisé.
Comment Les Fondatrices peut vous aider
Les Fondatrices accompagne les collaboratrices des ETI aux moments clés de leur carrière, y compris lorsque le stress, l’épuisement ou les troubles du sommeil qui y sont liés s’installent. Notre démarche commence par un diagnostic des moments de bascule, puis un matching avec l’experte adaptée parmi un collectif de plus de 30 professionnelles (coachs, santé féminine, bien-être, communication…). Les séances sont confidentielles : la DRH pilote le dispositif grâce à un dashboard agrégé et anonymisé, sans jamais accéder au contenu individuel. Cet accompagnement complète, sans les remplacer, le suivi médical et la médecine du travail.
En résumé
Un tiers des adultes en France est en situation de plainte d’insomnie, et le stress figure parmi ses premières causes.
Les troubles du sommeil sont l’un des premiers signaux du stress chronique au travail : ils méritent une place dans votre prévention des risques psychosociaux.
Déconnexion effective, DUERP, managers formés, charge régulée et accompagnement confidentiel sont vos principaux leviers.
Vous souhaitez prévenir l’épuisement de vos talents féminins et structurer un accompagnement confidentiel ? Contactez Les Fondatrices pour en parler.
Sources
Les Fondatrices est la 1ère solution RH qui accompagne les entreprises dans la fidélisation et le développement des talents féminins.




